Chloé des lys

Fiche, CP, etc 24 heures pour la fin d'un monde

Toutes les informations sur "24 heures pour la fin d'un monde", ici :

 

FicheCP24HEmilieDecamp.pdf FicheCP24HEmilieDecamp.pdf

24 heures pour la fin d'un monde référencé

Ca y est ! Il est là !

"24 heures pour la fin d'un monde" est référencé.

Il est donc officiellement publié et disponible.

A partir de lundi, je commence la promo. Et toute proposition est bonne à prendre !

Sur le coin d'une feuille.

J’aime écrire. Mais je n’aime pas tout écrire. Les dialogues, par exemple. Je les écris plus par obligation que par plaisir. Le jour où j’aurais plus confiance en moi et en mon écriture, j’écrirai un roman sans dialogue. J’essayerai, du moins. Il me semble que ce n’est pas un exercice facile. Rendre le récit vivant sans user de dialogues en tenant le lecteur en haleine jusqu’au dernier mot n’est pas  spécialement simple. Pour moi, cela nécessite une grande maîtrise de l’écriture. Je tenterai un jour. Un jour. Parce que ce sont les passages de descriptions que j’aime le plus écrire. Indubitablement, je m’appuie sur ma vie et sur ce qui m’entoure.  Je m’inspire  des scènes que je vis, que j’observe, que je rêve, des sensations, des sentiments, de mes envies, de mes peurs, de mes espoirs, désespoirs, joies, tristesses, appréhension, douleurs… Je couche ma vie sur le papier, l’attribue à quelqu’un d’autre. C’est libérateur. En fait c’est – n’ayons pas peur des mots- jouissif de réussir à mettre des mots sur ce qu’on ressent. D’être submergé par un sentiment de plénitude. Et le reste n’a plus d’importance.

 

Voilà la réflexion que je me faisais tout à l’heure, en griffonnant sur un coin de feuille, dans le train, un extrait de mon roman en cours :

 

« […] Claire avait besoin de souffler. De prendre l’air. La porte vitrée couina lorsqu’elle la tira vers elle d’un coup sec. Sur la terrasse, l’air était frais. Peut-être un peu trop. Elle sortit une cigarette et l’alluma d’un air las. Claire ferma les yeux quelques secondes. Quand elle les rouvrit, le paysage et l’atmosphère qui l’englobait avaient pris un tout autre aspect. Etrangement, elle se senti en osmose avec le temps gris et lugubre. Le brouillard était resté toute la journée accroché au clocher de l’église et tombait pesamment sur les toits endormis. Cela donnait à  la ville un air fantomatique. Toutes les bâtisses semblaient avoir disparues de moitié, quasi transparentes. Le silence était assourdissant. Seules quelques voitures, au loin, le rompaient de temps à autres. Leur moteur ronronnant et les bruits étouffés de la techno faisant vibrer ces monstres de métal. Les drapeaux de la maison communale, à quelques pas de là, les accompagnaient pas moment avec les cliquetis sinistre des leurs attaches ballottées par le vent. Claire respira. Un feu brûlait quelque part et les relans de fumées se baladaient faisant frémir les narines indiscrètes. Le froid commença à se faire plus dru, plus piquant. Claire frissonna avant d’écraser sa cigarette. Une larme glissait le long de sa joue. Elle rentra. […] »

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