Ca y est ! Il est enfin disponible ! Mais en avant-première, chez moi, pour l'été !
Il ne sera en vente via Chloé des Lys qu'à partir de septembre et il ne sera disponible en librairie, chapitre.com etc que dans plusieurs mois, lorsqu'il sera référencé (et qu'il existera donc officiellement !) En attendant, vous pouvez vous le procurer auprès de moi. Dépèchez-vous, stock très limité !!!!
Il est à 10€ (le prix librairie sera de 15€). Si vous voulez un de ces tout premiers exemplaires, contactez-moi : premiers arrivés, premiers servis !
PRÉSENTATION
C'est l'histoire des 24 dernières heures d'un monde. Ce monde, c'est la vie d'une jeune femme... D'une jeune droguée qui se bat avec les mots pour essayer de s'en sortir. Tout au long des 107 pages du roman et à coup de flash-back, vous serez amenés à essayer de comprendre ce qui l'a conduit là où elle en est.
EXTRAIT
Et les images comme les secondes continuaient à s’égrainer alors son stylo continuait de glisser sur le papier, de lutter avec ses larmes et ses souvenirs. Elle traçait sa vie sur le blanc pur et vierge d’une feuille qui n’avait rien demandé.
« La tempête avait cessé. Pour laisser place à une plaie béante, sanglante… Ma vie n’était restée qu’un tas de cendres sur le parvis d’une église, un trou énorme dans un monde qui s’en foutait. Parce que, oui. Au fond, qui se soucie qu’une inconnue s’est encore fait avoir ? Et que jamais ne cicatriseront les blessures de sa naïveté ? Pas grand monde. Alors, j’attends. J’attends, seule et en poussière sur les marches, que quelqu’un -n’importe qui- me ramasse et me reconstruise. Ou me jette. Qu’importe. Tant qu’il y a une fin. C’est toujours la fin, l’important. Les débuts sont toujours tristement illusoires. On se laisse déborder par des sensations inconnues qui ont vite fait de s’essouffler, de disparaître. Au fond, ma vie est un énorme soufflé. Elle a connu son summum à la fleur de l’adolescence. Quand la naïveté n’était pas encore une faute grave. Mais après avoir réussi avec brio les premières années de mon existence, tout est retombé. Flasque et inerte. Emplie de frustration et d’amertume. Voilà ce qu’est ma vie, elle est…sans vie. Morte. Et je reste là, débris de vie sur des blocs de béton. »
Et la souffrance de la mémoire semblait alors s’apaiser peu à peu. Et elle aimait en écrivant, elle aimait. Elle criait mais jamais, jamais elle n’éprouvait de douleur.
C’était juste jouissif de voir ces mots sortir de sa tête, de son coeur, de sa main et de son stylo. C’était une libération comme personne ne peut l’imaginer. Sortir ses sentiments pour les mettre par écrit c’est une chose, mais il est encore plus jubilatoire d’en faire des phrases belles, agréables à lire avec des tournures harmonieuses.
Mais personne ne les lirait. Alors, à quoi bon ?
1. 14/05/2012
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